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Comment se préparer à la baisse du bénéfice de l’assurance vie

La conjoncture actuelle est peu favorable

Pour la 10eme année consécutive, l’excédent des placements en euros dégringole. Natixis a annoncé à partir de la mi-novembre un taux net (hors frais sur primes et prélèvements sociaux) de 2,7%, alors qu’il était de 2,9% l’année dernière. En 2013, le rendement moyen va s’établir à 2,6%, une baisse de 0,3 point par rapport à l’an passé, si nous prenons une marge d’erreur de plus ou moins 0,1 point.

Cycle de la vie

Les capitaux se diversifient

Bien plus diversifiés qu’avant (fin 2012, plus du tiers des capitaux des assureurs était placé dans des obligations d’entreprise, pour 31% dans des obligations d’Etat), les assurances vies restent tributaires d’un contexte de taux historiquement bas, dernièrement renforcé par la détermination de la Banque centrale européenne d’abaisser son taux directeur. L’épargnant n’a pas fini de payer les résultats des réformes budgétaires.

Les sociétés qui ont réussi à gérer habilement leurs actifs l’année dernière pourront puiser dans leur PPE (provision pour participation aux excédents) pour stimuler leur résultat net. Elles possèdent une latence de huit ans pour proposer à leurs assurés le surplus, lequel représente pour le secteur 160 points de bénéfice complémentaires. De même, la remontée des marchés permettra aux assureurs d’améliorer leur productivité en suivant les gains réalisés en 2013.

Mais la fiscalité ne va pas avantager les épargnants

Gérard Bekerman, président de l’AFER (Association Française d’Epargne et de Retraite) a haussé le ton il y a quelques semaines pour dénoncer « la méthode qui consiste à modifier les assiettes en laissant supposer que les prélèvements sociaux n’augmentent pas. ». La rentabilité des placements d’assurance vie va en effet être sérieusement grignotée par les réformes fiscales en cours de discussion au gouvernement.

Alors que faire ?

Si l’on n’a pas de besoin en liquidités, il est possible de rediriger une fraction de ses investissements (viser cinq ans) vers des unités de compte. Mais dans l’ensemble les français qui possèdent un contrat d’assurance vie doivent se faire une raison : ce n’est pas demain que la sécurité de leurs fonds rimera de nouveau avec revenus.